One dAy in TAnA
Le temps d’un très court aller-retour à Madagascar, quelques photos prises trop vite à Tana, trop en surface, comme autant de flashs perturbés par une réelle perte de repères.
Ce qu’on perçoit à Tana, que je n’ai pas réussi à “prendre” cette fois car j’en ai trop vu en trop peu de temps, quelques heures en fait au total, fait l’effet d’une bombe. Une multitude d’impacts violents qui vous surprennent, vous oppressent, et dépassent tout ce que l’on peut imaginer ou anticiper. L’impression dure de ne pas avoir le droit d’être là, d’être une intruse dans une île qui renferme tellement d’injustices et d’insupportable, tant de générosité aussi, dans un écrin de nature malmené. Rien ne va de soi, tout est à apprendre. Et c’est précisément pour cela que j’étais venue.
Tana envoûte aussi malgré soi, parce qu’elle est différente et riche, entrelacement de mondes pluriels dans la ville. Elle s’insinue en vous, tant la frontière entre l’humanité et l’inhumanité est ténue, et tant l’envie de la connaître, d’aller à la rencontre de l’Autre est indispensable. J’ai besoin d’y retourner pour avoir un regard plus juste, plus posé ou brut je ne sais pas, dès que possible.
©virginie de galzain (nikon F90, AF 50 mm, films Ilford HP5 Plus)


Les ruines d’un des batiments brûlés à Antananarive lors des émeutes de janvier 2009


Danses et fête foraine à la veille de la fête de l’Indépendance




Près des 3/4 des habitants de Madagascar vivent sous le seuil
de pauvreté dans des conditions de précarité et de malnutrition.



Vue sur le lac Anosy où se déversent les eaux nauséabondes et usées de la ville,
et sur lequel certains continuent de pêcher malgré les interdictions.
